Du 1er symposium sur les victimes de guerre
Contexte et justification
Contexte mondial : montée du terrorisme et des guerres asymétriques (Al-Qaïda, Daesh) qui touchent toutes les régions (Europe, Moyen-Orient, Afrique, Asie) et qui affectent directement le Cameroun.
Situation nationale : le pays autrefois considéré comme stable est aujourd’hui confronté à l’insécurité transfrontalière (Boko Haram, Séléka, MEND, BFF, Front démocratique centrafricain) et aux revendications séparatistes anglophones (Nord-Ouest et Sud-Ouest).
Conséquences : Plus de 6 000 morts (surtout civils) d’après un rapport de Human Rights Watch 2022. Plus de 700 000 déplacés internes. Près de 2 000 000 de personnes nécessitent une aide humanitaire d’urgence.
Ces réalités imposent aux pouvoirs publics de faire de la gestion des victimes de guerre une priorité majeure.
La problématique des victimes de guerre : une question au cœur des politiques publiques
La résurgence des conflits impose aux pouvoirs publics un impératif moral et humanitaire de protection et de soutien aux victimes.
Cette gestion s’inscrit dans le cadre du droit camerounais, puisant :
- dans les textes internationaux,
- dans la Constitution,
- dans la loi et les règlements.
Cela s’est concrétisé lors du cinquantenaire de l’Armée (Bamenda, décembre 2010), où le Président Paul Biya a annoncé la création d’un Secrétariat d’État chargé des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (SED/CACVG).
Ensuite par le décret du 9 décembre 2011 portant réorganisation du Gouvernement.
Et le décret n°2012/387 du 14 septembre 2012 sur l’organisation et le fonctionnement du SED/CACVG.
L'objectif d’un symposium au Cameroun
Il est désormais urgent de mettre en place une réflexion approfondie sur la gestion des victimes de guerre et des déplacés internes afin de proposer un cadre juridique et de soutien renforcé.
Lors de ce Symposium au Cameroun à Yaoundé, il sera donc question de :
- Préciser la notion de victime de guerre.
- Intégrer les déplacés internes comme victimes à part entière.
- Uniformiser le cadre juridique.
- Définir les caractéristiques d’une victime de guerre.
- Mettre en place un cadre d’autonomisation, d’encadrement et de suivi.
- Proposer des recommandations concrètes pour améliorer les politiques et programmes.
- Partager des expériences réussies de réhabilitation et réinsertion.
- Favoriser la collaboration entre gouvernement, ONG, organisations internationales et communautés locales.